Le premier journal philatélique sur Internet

jeudi 21 septembre 2000

Phil Flash n° 11

Rédaction: J-F Brun

Nous écrire: Philflash@libertysurf.fr

Vous pouvez transmettre ce journal à qui vous le souhaitez, par Internet ou par fax. Si vous ne souhaitez plus le recevoir, envoyez nous un e mail en nous l'indiquant. Si vous connaissez d'autres philatélistes intéressés, communiquez nous leur adresse Internet. Si vous souhaitez participer à sa rédaction, envoyez-nous un texte, en indiquant votre nom. Nous nous réservons le droit de modifier ou de ne pas publier les textes reçus. Les textes publiés peuvent être soit anonymes, soit signés, suivant votre désir.

· Musée de La Poste

Le nouveau directeur du Musée est Madame Sylvine Vargoz, ENSPTT, qui fut directrice de la communication auprès d'un directeur général de La Poste, responsable de "Références", magazine édité par La Poste et qui a fait carrière à La Poste. Souhaitons lui bonne chance.

· La Presse:

· Atout Timbres n° 43

Manque de rigueur évident: on apprend à des néophytes que les carnets français émis entre 1910 et 1920 "sont réalisés avec un feuillet de 2 blocs de 10 timbres collé ou agrafé". Bien sur le rédacteur n'a jamais dû voir de carnet de cette époque, pas plus qu'il ne sait que les carnets à plat sont agrafés, ni que l'impression rotative, qui coïncide avec les couvertures collées, date de 1922. Cela ne sert à rien de citer une bibliographie sans l'avoir lue. C'est pourtant un travers très répandu; on écrit un article et ensuite on fait une bibliographie.

Dans le même numéro, page 22, dans un article intitulé : "l'Histoire de France à travers ses timbres" on peut lire, en tout début: "1870 Dernier combat de l'empire. Déclarée le 6 août 1870, la guerre franco-prussienne s'achève vite par le désastre de Sedan le 2 septembre". Sans commentaire !

L'erreur commune de confondre olympiades et Jeux Olympiques perdure. Rares sont les articles qui échappent à cette méprise. L'olympiade est la période séparant deux Jeux Olympiques; l'erreur commise sur les timbres-poste français, en 1924, a été pourtant maintes fois signalée dans la presse philatélique.

****

· Le Directeur du SNTP, Antoine Di Maggio, par une lettre datée du 6 septembre 2000, annonce que les timbres en francs seront valables pour l'affranchissement après le 1 janvier 2002.

· Charles Bridoux, qui a dessiné le nouveau logo de l'Académie Européenne de Philatélie, a été nommé membre d'honneur par le conseil d'administration de cette association pour le remercier de ce logo et "rendre hommage à sa carrière philatélique."

Jacques Merot a donné sa démission de la présidence de la COLFRA, après près de quinze ans de mandat, pour raison de santé. Cette dynamique association comporte plus de 370 membres.

La doc. de Phil Flash

· Surcharges RF (suite)

Dans le précédent numéro de "Phil Flash", nous avions attiré l'attention des lecteurs sur la cotation de surcharges RF sur timbres américains de 6 cents neufs. Très rapidement, après leur apparition, les philatélistes se sont intéressés à ces surcharges. Divers notes et articles sont parus dans la presse philatélique tant en France qu'aux Etats-Unis.

En 1958, Henry M. Gooking, fit paraître, sous l'égide du Collectors Club de New York, une remarquable étude des 64 pages sur le sujet, illustrée de nombreuses pièces, avec une abondante bibliographie. Concernant les timbres neufs, M. Gooking écrit: "Should the RF overprints legitimately appears on unused stamps and postal stationery? If you put the question to serious collectors who were interested in these issues since World War II, almost all would answer "No" !

L'Echangiste Universel a publié, en avril 1966, un article intitulé: "Naissance des surcharges RF de la Poste Navale Française (1943-1945), par Henry C. Dupont. L'auteur décrit précisément "les différentes phases par lesquelles passait une lettre écrite à bord d'un bâtiment de la flotte française:

1° L'expéditeur devait inscrire sur l'enveloppe: ses noms et prénom, son grade, le nom du navire et les mots "Poste Navale Française" . Il devait aussi porter la mention "Par Avion" ou "By Air Mail" . Il achetait au vaguemestre du bord un timbre aérien de 6 cents, le fixait sur l'enveloppe et remettait celle-ci au dit vaguemestre.

2° Ce dernier apposait seulement sur le pli le grand cachet rond avec ancre portant la légende : "Marine Française ou Marine Nationale - Service à la Mer". Notons que ce cachet ne devait pas être appliqué sur le timbre, mais qu'il y fut frappé, parfois par erreur.

3° A la première escale dans un port d'Afrique Française, le vaguemestre remettait la lettre au Bureau Naval, si ce port en était doté. Au cas contraire, il donnait la lettre au service local des P.T.T. qui transmettait le pli au Bureau Naval le plus proche.

4° Ce dernier faisait ouvrir la lettre par le Service de Censure qui en contrôlait le contenu, puis scellait le pli avec une bande de papier gommé sur laquelle était imprimé le mot "Contrôle". Il frappait ensuite à la fois sur la bande et sur l'enveloppe un cachet "en navette" portant en exergue : "Ouvert par les Autorités de Contrôle" et au centre, un repère en lettres ou en chiffres tel que: MA, MA-E, YA, TB-319, etc.…

5° La surcharge RF était alors appliquée sur le timbre avec un cachet à main, d'un type variable suivant le Bureau Naval.

6° Puis le timbre surchargé pouvait être oblitéré immédiatement avec le cachet à date "Poste Navale" , à moins que le "retard systématique" soit ordonné. Dans ce cas, le cachet à date était appliqué à coté du timbre. Le délai observé, la figurine était enfin oblitérée. Ce qui explique que de nombreuses lettres portent deux oblitérations avec des dates différentes.

7° La lettre était ensuite envoyée au Bureau Central de Casablanca par l'intermédiaire du service local des P.T.T.

8° Ce dernier bureau remettait l'enveloppe à la Fleet Mail Office, service américain, chargé du transport aérien, qui pouvait, si la nécessité des opérations militaires l'imposait, censurer à nouveau le pli et appliquer un autre "retard systématique" . Après censure les autorités américaines scellaient la lettre avec un ruban adhésif transparent, portant imprimé : "Examined by" suivi d'un nombre identifiant le service de censure, tel que: 5974, 6007, 30144, etc. Ceci explique pourquoi l'on trouve souvent des plis portant à la fois les bandes de censure française et américaine. La lettre volait ensuite vers sa destination et pouvait être encore censurée à l'arrivée.

Pour les lettres remises par les marins basés à terre, ou à bord d'un navire ancré à demeure dans un port, le procédé était exactement le même."

L'auteur conclut: "Ils devront rejeter tout timbre neuf surchargé comme n'étant pas véritable. Notons que si ces timbres ont été vendus, comme certains l'affirment, aux bureaux de poste d'Alger et de Casablanca, il ne peut s'agir que d'imitations fabriquées par les postiers pour des collectionneurs trop confiants."

Rappelons que ce service était d'abord à la disposition des soldats américains, sans surcharge RF bien sur, et ensuite à celui des marins français en Afrique, pour les lettres qu'ils envoyaient aux Etats-Unis. Le tarif de six cents, était celui, préférentiel, de la surtaxe aérienne.

Ces surcharges ont été crées pour différencier les courriers écrits en français, qui devaient être censurés par la censure française, de ceux écrits par des américains qui étaient vérifiés par la censure américaine, laquelle ne disposait pas de personnel lisant couramment le français.

Pli avec surcharge RF à cheval sur le timbre et la lettre

Entier Postal à 6 c, dont de nombreux exemplaires furent régulièrement utilisés, la surcharge RF est à cheval sur la vignette et la bande de censure
Ces deux pièces font partie de la collection de Bertrand Sinais, aimablement prêtées pour Phil Flash

© Phil Flash J-F. Brun

Retour à la BEPPA ou les autres menus du site de l'Avenir de Sarcelles

 MENU - HISTORIQUE - AGENDA - BOURSES - CPSE - SOUVENIRS - SERVICES - LIENS - COLLECTIONS - BEPPA - ACTUALITE REGIONALE - VAL D'OISE - ADHESION -